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Il y a une semaine à peine, le groupe finlandais M-Real faisait savoir que 5 repreneurs étaient en lice pour reprendre la papeterie d’Alizay. En dépit de ces avancées très positives et à moins d’une semaine de la décision finale, il semblerait que la direction de M-Real rechigne finalement à vendre son usine à un concurrent préférant sa fermeture pure et simple.
Pour Alain Le Vern, une telle décision serait inacceptable. « Le groupe M-Real, par la voix de son Président directeur général M. Mikko Helander, s’était engagé en mai dernier à ne pas fermer l’usine si d’ici au mois de septembre un repreneur crédible s’était manifesté. Or c’est le cas : plusieurs repreneurs sérieux sont sur les rangs !
Parmi eux, un groupe étranger avait même dépêché une délégation pendant plusieurs jours sur le site d'Alizay et fait importer de la pâte à papier pour vérifier la faisabilité de son projet sur les chaines de production.
Nous demandons aux dirigeants de M-Real de faire preuve de responsabilité en tenant leur parole mais aussi de transparence en précisant davantage la teneur des offres de reprise et les points d’achoppement de la négociation s’ils existent ».
« Depuis près de deux ans, syndicats et élus se mobilisent pour éviter la fermeture du site. Mise en place d’un comité de suivi, financement d’une étude confirmant la rentabilité de l’activité de production de pâte à papier sur le site d’Alizay et préconisant la diversification des activités de l’usine (production d’énergie et de chaleur), mémorandum sur les aides régionales et nationales mobilisables en faveur d’un projet d’investissement sur le site eurois, toutes ces initiatives témoignent de notre engagement aux côtés des salariés », ajoute le Président de la Région Haute-Normandie.
« Les conditions économiques et sociales pour la reprise du site sont réunies. Il n’y a aucune fatalité à la fermeture de l’usine qui a des atouts. Le fait que plusieurs repreneurs proposant un projet industriel se soient fait connaître est une preuve de l’intérêt pour le site menacé. L’Agence Française des Investissements Internationaux mandatée pour informer et rechercher des repreneurs doit s’assurer que ces derniers ont bien reçu toutes les informations utiles à la confirmation de leur offre de rachat », conclut Guillaume Bachelay, Vice-président de la Région.
Face à l’urgence et à l’avenir incertain des 330 salariés qui se battent de manière exemplaire pour sauver leur entreprise et leurs emplois, les efforts de la Région et des autres collectivités locales doivent être soutenus par le gouvernement. Celui-ci doit agir par tous les moyens pour éviter la cessation définitive d’activité qui mettrait à mal plusieurs centaines d’emplois indirects et fragiliserait un peu plus le bassin de la vallée d’Andelle déjà durement touché par la crise économique.