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Suite à l’annonce du groupe Suisse concernant le probable arrêt de la fabrication des huiles de base, Nicolas Mayer Rossignol, conseiller régional, a reçu à la demande du Président Alain Le Vern, une délégation de salariés de l’usine Pétroplus de Petit-Couronne où 120 emplois sont directement concernés.
Le groupe suisse a annoncé il y a quelques jours son souhait d’opérer « des changements structurels pour augmenter significativement sa capacité concurrentielle sur un marché très disputé ». Cette décision, lourde de conséquences pour l’industrie locale, serait un mauvais signal adressé au secteur du raffinage très implanté en Haute-Normandie.
Pour Alain Le Vern : « les grandes sociétés pétrolières investissent dans des usines construites dans les pays "émergents" qui n’ont pas la même réglementation environnementale que la France. On peut dès lors s’interroger sur le fait que les produits importés ne soient pas taxés au même niveau que les produits fabriqués en France. Comment par ailleurs parvenir à protéger la planète si la seule loi du profit et du libéralisme prévaut ?
Dans ce secteur comme dans d’autres, cette situation confirme la nécessité d’une politique industrielle forte à l’échelon national et européen. Sans action déterminée de l’Etat, cela conduira à la fin des usines de raffinage en France. Le site de Petit-Couronne en est un exemple, le groupe suisse parlant déjà d’arrêter sa production alors que la non viabilité du site n’a pas été démontrée à ce jour ».
Pour Nicolas Mayer Rossignol, « de nombreuses interrogations, sources d’inquiétudes légitimes pour les salariés et leurs familles, doivent être levées rapidement par Pétroplus et par le gouvernement : quelle stratégie adopter pour maintenir une activité sur le site ? Quelles sont les garanties pour les salariés et quelles seront les obligations du groupe en termes de dépollution en cas de fermeture ? »
Une rencontre avec des représentants des salariés de Petroplus, M'REAL et Saipol s’ est tenue à la Préfecture vendredi 3 novembre sans apporter de réponse. La Région réaffirme son soutien aux salariés qui luttent pour maintenir leurs outils de travail pour lesquels des solutions rentables sont mises en avant par les syndicats.